A 15 ans, il découvre un univers : la haute montagne et le massif du Mont-Blanc où il repart avec le goût de l’image et l’envie de partager à d’autres cet univers dont il devine déjà les innombrables facettes. Il se forme donc à la photographie et développe le reportage et la narration photographique. Après avoir goûté à la haute montagne, il savoure les pentes plus douces et humaines en partant à la rencontre des montagnards. Gens et paysages témoignent à travers son objectif des mutations du monde alpin.

Site internet : www.pierrewitt-photographe.com

« PAYSANS EN VANOISE »

La Vanoise n’est pas seulement le «Royaume des bêtes sauvages» chanté par Samivel, c’est aussi un territoire où paysans, bergers, éleveurs et fromagers vivent au rythme des saisons: l’alpage et le grand dehors, l’été, la ferme et l’étable l’hiver. À l’heure de la mondialisation et des normes européennes, alors que l’agriculture de montagne devient un enjeu de développement durable, Pierre Witt a voulu témoigner du travail opiniâtre et patient de ces montagnards qui gardent la Vanoise vivante au cœur du Parc National. Il aurait pu montrer «les derniers» paysans, témoins d’un monde finissant, pétri de nostalgie, mais résolument optimiste, c’est d’un monde vivant, riche d’une histoire tournée vers l’avenir, dynamique et novateur dont il a voulu être témoin. Au temps du concept porteur de développement durable et à travers la Vanoise, ce sont tous les paysans de montagne qui nous apparaissent d’une incroyable modernité.

Pierre Witt - Paysans en Vanoise

Journaliste, graphiste et photographe depuis 1979, Pascal Tournaire fut également directeur artistique de Montagne Magazine puis d’Alpinisme & Randonnée pendant 18 ans. Spécialiste de la prise de vues en conditions extrêmes, sa curiosité lui a fait porter son regard depuis les plus hauts sommets de la terre au désert le plus aride. La rigueur et la sensibilité de son approche photographique lui permettent aussi de valoriser les architectures de Jean-Michel Wilmotte ou les jardins méditerranéens du paysagiste Jean Mus.

Site internet : www.pascal-tournaire.com

« PHOTOGRAPHIES D’ALPINISME »

Au bon endroit, au bon moment, avec la lumière pour seul maître… Ni conquête, ni sommet, ni croix, mais un instant, une vision. Dans l’absolu, c’est bien, mais la réalité est souvent plus triviale ! La belle lumière précède toujours l’obscurité et ses contraintes. La montagne est belle mais le voir et le montrer se fait depuis des lustres. Pascal Tournaire préfère témoigner des émotions ressenties par les alpinistes : le froid, la fatigue, la peur, l’engagement aussi, l’amitié et le sentiment de liberté. Les lignes que les alpinistes tracent ou suivent sur les parois sont invisibles pour les autres… Un peu danseurs, un peu sculpteurs, les alpinistes s’expriment. C’est un art furtif et éphémère. Il s’amuse à les suivre, il essaye d’enregistrer leurs desseins, leurs dessins et leurs destins. Des moments intenses, légers comme le bonheur, parfois un peu plus lourds aussi…

Pascal Tournaire_GA20568

Diplômé de l’École de Photographie de Vevey, il s’installe à Paris où il deviendra rapidement le premier assistant des plus grands photographes de mode. Depuis une quinzaine d’années, il est photographe indépendant et collabore avec des magazines, des agences de publicité et des annonceurs. Il n’a jamais perdu l’envie, dès que possible, de s’échapper des studios de prises de vues, pour retourner vers la nature et la montagne en particulier.

Site internet : www.bernardtartinville.com

« LA PART DE L’OMBRE »

Depuis longtemps je m’étais demandé comment représenter la montagne de manière satisfaisante. Quelle que soit la technique, les moyens employés, le résultat ne me semblait pas fidèle à mon souvenir. Fallait-il renoncer ? Il m’aura fallu du temps, pour comprendre qu’il était utopique, prétentieux de se croire capable d’une illustration réaliste ! Il devenait indispensable de s’éloigner de cette objectivité impossible, de cette volonté de reproduction parfaite. Voilà tout l’intérêt de notre métier :  exprimer sa créativité  avec sa sensibilité, sa subjectivité, sa réflexion et revendiquer un fort parti pris dans ses images. Ce paysage de montagne n’est-il qu’un prétexte pour révéler une image enfouie dans l’imaginaire ? Sans doute reflète-t-elle mieux que toute représentation réaliste  les sentiments qui m’animaient au moment de la prise de vue. Elle peut alors prétendre à sa part de vérité. Parfois une évidence se fait ressentir, besoin de photographier ; même lorsque le ciel d’orage se mêle au monde minéral, il faut photographier la montagne tourmentée ! S’immobiliser quelques secondes, cadrer et déclencher comme un tir instinctif. Encore quelques secondes et tous les sommets et les crêtes alentour disparaissent dans la valse étourdissante des cumulo-nimbus. Qui a dit que la photographie de paysage exigeait que l’on prenne son temps ? C’était mal connaître  la montagne ! Les éléments sont rapides, l’appareil  à portée de main, réglé. Un peu plus tard les chaussures s’empileront dans l’entrée d’un refuge ou fouleront les rhododendrons, les tourbières. Quelques échos de la grande baston parviennent de là-haut. Être à sa place. Il y aura des surprises, les photographes disent des accidents. Cette photographie n’est pas maîtrisée, presque pas voulue : tous les espoirs sont permis. Ira-t-elle au-delà de ce que j’aurais pu faire, de ce que j’aurais su montrer ? Elle va prendre toute son importance et peut-être à elle seule justifiera-t-elle l’ascension. Serais-je le seul à pouvoir juger de cette sincérité ? Si une personne attentive est touchée par ces images, ou ressent un peu de l’émotion qui fut la mienne face au spectacle que nous offre la montagne, ma démarche ne sera pas restée vaine.

Bernard Tartinville - cordée glacier Tré-la-Tête

PRIX DE LA PLUS BELLE PHOTO – « CANADA » DE LA SERIE « TWELVE DREAMS »

Dès l’obtention de son baccalauréat, Jérôme Tanon, fasciné par les montagnes, par vivre dans les Alpes pour se consacrer à la photo, sa passion. Depuis 3 ans, ses photos sont publiées dans les magazines du monde entier. Il part avec les équipes de tournage de vidéos en reportage autour du monde chaque l’hiver. Il y a trois ans, il est tombé amoureux du grain, du papier, du tirage noir et blanc dans la chambre noire, et chaque année il se consacre à élaborer des séries sur un thème. Il aime les photos tirées car elles sont comme des tableaux, uniques et magiques.

Site internet : www.jerometanon.com

«TWELVE DREAMS »

La série « Twelve Dreams » est l’une d’entre elles, achevée l’hiver dernier. Il s’agit de douze tirages bromoils, une technique de tirage vielle de 150 ans où les sels d’argent sont remplacés par de l’encre lithographique appliquée au pinceau. J’ai fait mes tirages dans un style onirique, sortant la scène de tout contexte pour tenter de n’en saisir que la beauté simple, la beauté magique d’un instant précis où l’homme et la montagne sont en harmonie à travers le freestyle, figé pour l’éternité sur le papier baryte. Papier photo Ilford FB mat 30x40cm, encre de lithographie Charbonnel, tirages uniques.

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Spécialisé dans le domaine du patrimoine architectural et artistique, ildécouvre la Savoie en 1991 et photographie  l’architecture de la région : les fortifications (Pierres Fortes de Savoie, Fontaine de siloé), les stations de ski, les églises baroques et les sanatoriums. Il s’intéresse aussi aux photos anciennes et travaille actuellement sur les grandes cathédrales.

« HAUTE-SAVOIE BAROQUE »

« La photographie d’architecture demande une certaine humilité : il faut faire comprendre l’œuvre de l’architecte, rechercher ses trouvailles, les rendre sensibles  sans se mettre en avant, un peu comme un musicien interprète un compositeur.  C’est un art traditionnel et l’on utilise des procédés proches de ceux utilisés par nos maîtres de la mission héliographique de 1851 : objectifs à décentrement, poses longues,  cadrages rigoureux absence de personnages, attente de la bonne lumière ou mise en place d’un éclairage proche du naturel » s’exprime t’il. Pour photographier les églises baroques, il a pris le parti de rester au niveau de l’œil d’un visiteur pour restituer la majesté des retables et de ne pas utiliser de cadrage « baroque », les sculptures l’étant bien assez. Il est  « passé au numérique » au cours du travail : les premières photos ont été faites en argentique avec une chambre 4X5, les dernières avec un fabuleux 17mm à décentrement pour boîtier numérique plein format.

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En se concentrant sur le Val d’Arly, il tente de trouver quotidiennement matière à éblouissement, tant il est vrai, dit-il « qu’on s’émerveille souvent des spectacles nouveaux et jamais assez de ce que l’on a sous les yeux chaque jour ». Essentiellement focalisée sur l’être humain, sa photographie privilégie une approche souriante du quotidien. Son immersion dans le monde rural de montagne lui a permis d’aborder les thèmes liés à l’être humain dans son environnement: le monde forestier, les cultivateurs, la place de la femme en milieu rural, les musiciens traditionnels, le paysage et l’impact de l’homme sur le paysage, l’architecture de montagne, les saisons, l’arbre et les brindilles, les ciels… Surprenants spectacles !

Photo de portrait © NiKo Blandin

Site internet : jeanlucjoseph.net

« PORTRAITS RECENTS D’UN MONDE ANCIEN »

« La photographie de Jean-Luc Joseph se lit comme une suite (au sens musical du terme). Harmonie, tonalité, chaleur des gris, noirs profonds, douceur générale des contre-jours, les images sont réalisées à une certaine distance, variable en fonction des sujets, mais toujours en rapport avec un contexte, un cadre, des objets. Ce contexte, ce cadre, ces objets sont ceux d’un monde en voie d’extinction. Le travail, la fête, les dimanches et les lundis, la neige et le printemps, la solitude des uns, les rencontres des autres sont montrés avec pudeur et sobriété. Il s’agit d’un temps partagé. Beaucoup de ces images laissent la place pour le visiteur du regard, sans que celui-ci ne devienne le voyeur d’une intimité inconcevable, trop décalée et trop brusquement dévoilée. »                                                                       Pierre Gaudin.

Jean Luc Joseph6_25 Emma premiere neige au jardin 150 dpi

Explorateur dans l’âme, il se prend de passion pour la Norvège et l’Islande où il y réalise des travaux photographiques qui feront l’objet de plusieurs expositions dont «Naufrage du temps» et un travail de prises de vues sous-marines qui fait l’objet de l’exposition «Pourquoi-pas?». En 2002, c’est le début de la grande aventure «Gastlosen» à la chambre photographique 20×25 en montagne.

Site internet : www.pourquoi-pas.ch

« ENTRE DEUX MONDES : LES ECORCHURES DE L’ISLANDE AU COEUR DE LA GRUYERE »

«L’artiste nous offre des paysages minéraux où les rocs, délicatement caressés par les brumes automnales, nous aspirent en tourbillon vers les détails de leurs parois qui surgissent devant nous tels des mythes! Entre ténèbres et grisailles, surgissent des éclats de lumière et d’espérance… En face de cette nature aussi impressionnante qu’émouvante, l’être humain se retrouve à sa véritable place qui n’est pas de dominer, mais de sauvegarder, notre «sœur» la création».

Texte de Hugo de Matran (sculpteur)

Somptueuse collection de photographies en noir et blanc, tirées sur papier baryté, en grand format et présentées sous verre acrylique.

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PRIX SPECIAL « COUP DE COEUR » – PHOTO D’EXPOSITION « MURMURES D’HIVER »

Caroline Gavazzi est une photographe franco-italienne résidant à Londres. Après avoir reçu une formation à l’Institut de Photographie Spéos en 1991 à Paris et un master en Professional Photography à The London College of Printing and Communication, Caroline commence à travailler comme assistante photographe Art Coordinator chez Vogue UK et Picture Editor chez HN Magazine à Londres. Parallèlement Caroline nourrit sa passion pour la photographie artistique et expose à thèmes qui s’inspirent souvent à sa propre perception de l’espace et du temps.

Site internet : www.carolinegavazzi.co.uk

 « MURMURES D’HIVER »

La neige se dépose en douceur et en silence, sur tout, partout, sans prendre parti, jusqu’à plus soif. Elle modifie les paysages, les sons, les couleurs. Cette poudre froide et immaculée nettoie toutes les traces et prend le contrôle du monde sur lequel elle s’abat. La neige, en imposant son nouveau cadre immaculé, isole ceux qu’elle enveloppe, les détache du monde réel.  C’est ce moment qu’elle a voulu capturer: cet instant précis où la neige vient de tomber et plonge les choses et les gens dans la torpeur d’un nouveau monde. Elle ne recherche pas l’effet, ce ne sont pas tant les traces du dehors qui l’intéressent mais plutôt celles qui émergent du dedans, cette part d’«âme» qu’elle ressent dans chaque chose qu’elle capture ». Le spectateur est comme suspendu dans une autre dimension, il perd le sens de l’orientation et se sent perdu. Le temps et l’espace semblent avoir disparu, ainsi que les sons et les imperfections.

Caroline GavazziPromenade I

INVITE D’HONNEUR

Nicolas est né en 1981, vit et travaille à Paris. Lauréat du prix Arcimboldo et du prix Talents Raymond Weill, commande du Centre Pompidou-Metzpour l’exposition inaugurale. Il a fait de nombreuses expositions dont laBNF (Paris), la Ferme Asile de Sion (Suisse), Galeries Agnès B. Paris et New York. A partir d’avril 2012, il sera au centre d’art de Völklingen en Allemagne pour présenter son projet « Mono » dans le cadre de laDocumenta XIII de Kassel et Group show à l’occasion de la 30ème édition d’Art Brussels. Nicolas dhervillers est représenté par School Gallery / Olivier Castaing, Paris & Bruxelles.

Site internet : www.nicolasdhervillers.com

Les tableaux photographiques de Nicolas Dhervillers sont des collages fictionnels, des assemblages narratifs. L’artiste choisit un paysage, le corrige, l’endort puis le réveille, augmente sa beauté, son étrangeté et le renverse du côté du décor de théâtre ou de la séquence filmique. Il touche aux lumières, poétise le réel, fabrique des mystères, des artifices. Dans les toiles photographiques de Nicolas Dhervillers se condensent, les peintres paysagistes flamands et hollandais du XVIIe siècle, les tableaux de Caspar David Friedrich ou les errances philosophiques des personnages de Tarkovski. Les codes cinématographiques, cadrages et filtres, s’arrangent dans un effet pictorialiste pour étirer la théâtralité des paysages et fabriquer une image de l’Homme, pris entre la nature et sa condition, à mi-chemin entre un état de conscience et celui de somnambulisme.

(Extrait du texte Julie Estève)

© Father ans son, 2011 My sentimental Archives Photographie 115x160 cm ©Nicolas Dhervillers courtesy School Gallery Paris - Olivier Castaing 29,2 Mo

PRIX SOMFY – PHOTO D’EXPOSITION « MONT-BLANC AIGUILLE DU DIABLE DEPUIS LE REFUGE DU COUVERCLE A CHAMONIX »

Photographe auto-didacte depuis 2003 , inspiré par les ambiances éthérées.  » Ce n’est pas uniquement la réalité visible qui m’inspire. C’est en lui apposant une interprétation, particulièrement émotionnelle et personnelle, que l’on va commencer à pouvoir magnifier cette scène. Et ceci inclue l’invocation d’énergies indicibles … Entre toutes choses, c’est l’Atmosphère, qui me guide, toujours. »

Site internet : www.alexandredeschaumes.com

« VISION ONIRIQUE ET EVOCATRICE DE LA NATURE »

Depuis une dizaine d’années, il tente de créer des scènes qui évoquent une atmosphère hors du temps , un peu à mi chemin entre deux mondes : celui que nous connaissons et celui de nos propres rêveries étranges, celui qui nous ouvre un espace infini de créativité… le monde éthéré.

Alexandre Deschaumes

ETE 2017

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