Roxane Petitier

Roxane Petitier

ROXANE PETITIER

Roxane est photographe, vidéaste et performeuse. Elle crée insatiablement depuis qu’elle a ouvert grand ses mirettes. Tout chez l’humain l’intéresse. Passionnée par les phénomènes sociaux, son travail s’articule autour des questions d’évolution et de changement d’état. Ses portraits, chargés d’émotion, touchent l’humain au cœur, par delà les apparats, les masques et les costumes qui protègent ou enferment chacun de nous. Elle est aussi lauréate du prix Photo Magazine/Sony dans la catégorie portrait (“Le plus grand concours photo du monde»), en 2013.
Est-ce une «première» pour vous, en tant qu’artiste à résidence ?
Oui. Je suis ravie et enthousiasmée par cette résidence. L’accueil à la Maison forte de Hautetour est formidable, ainsi que les conditions de travail. Je découvre la région, les habitants et c’est un vrai plaisir.
Quel est l’intérêt de ce dispositif pour une artiste, pour vous ?
Une résidence, c’est une découverte, une prise de risque, une stimulation créative, c’est un plus. En tant qu’artiste, on est souvent seul dans ces choix, dans ces démarches. Avoir des occasions de créer et être encouragé à cela, c’est primordial dans une carrière artistique. Je prends cela comme un encouragement à avancer dans mon travail. J’espère que mes images plairont aux organisateurs, aux participants et aux visiteurs du Mont Blanc Photo.
Quelle a été votre démarche dans ce concept ?
Cendrine Dominguez et l’équipe du festival m’ont demandé de réaliser des portraits de guides pour les 150 ans de la Cie des guides de Saint Gervais. Je suis venue une première fois pour rencontrer l’équipe de la Maison forte, ainsi que les guides, pour m’imprégner de la ville, de l’atmosphère de la région. Un mois après, je suis revenue pour réaliser les shootings avec les guides présents. J’avais dans l’idée de réaliser des portraits accompagnés d’objets. Puis, comme j’aime la complexité, j’ai décidé de réaliser deux séries, complémentaires, pouvant être exposées ensemble ou séparément, dont l’une fait la part belle aux objets utilisés par les guides de montagne et à la collection exposée à la Maison forte, tandis que l’autre présente des visages comme des paysages. Je pense que d’avoir un regard extérieur, non averti, sur les métiers de la montagne, me donne beaucoup de liberté d’action et de réflexion. Je souhaite rendre hommage à la nature, au travail et au courage de ces hommes (et de ces femmes) et plus généralement à ceux qui font vivre la Haute Savoie, tout en ouvrant les questions de territorialité à quelque chose d’universel, de fondamentalement humain. 

ETE 2017

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